Mourguet
arracheur de dents
En 1797 il devient arracheur de dents. Il s'installe sur les places et arrache
gratuitement les dents et vend à bon prix ses remèdes et ses
drogues. Il installe au près de son fauteuil d'arracheur de dents,
un petit théâtre de marionnettes.
Les marionnettes avaient pour rôle d'attirer les clients puis de les
convaincre à venir prendre place dans le fauteuil. Ensuite il était
d'usage de battre le tambour au moment où hurlait le patient.
Pour ce faire, Laurent Mourguet choisit la marionnette à gaine, le
burattino italien et débute avec Polichinelle, sa femme, le diable
…et les vieux canevas classiques de la commedia dell' arte.
Sept ans plus tard le castelet et les marionnettes l'emporte sur le fauteuil
…
Mourguet devient marionnettiste professionnel
En 1804 il devient marionnettiste professionnel et installe son castelet au
Jardin du Petit Tivoli à Lyon. Son public est composé d'adultes
autant que d'enfants et pour animer d'avantage ses spectacles, il s'adjoint
un compère, Lambert Grégoire Ladré dit "le père
Thomas". Comédien, amuseur et violoniste, Thomas à l'instrument,
debout devant le castelet, invite les passants à venir regarder le
spectacle puis improvise la réplique aux marionnettes. Après
une année de travail, ils se séparent et se retrouvent tous
deux en concurrents au Jardin Chinois. Le père Thomas y installera
son castelet et y pratiquera la marionnette à fils.
Naissance
de Gnafron
Pour combler le manque occasionné par le départ de Thomas, à
l'image de ce dernier Laurent Mourguet créera une marionnette pour
donner la réplique à Polichinelle, naîtra Gnafron première
authentique marionnette lyonnaise. Mourguet quitte le jardin chinois à
la fin de la belle saison et la continue en ouvrant son premier théâtre
fixe, ce au rez de chaussée de la maison ou il loge. La clientèle
fidèle à Polichinelle n'étant pas suffisante pour faire
vivre sa famille Mourguet travaille également en appoint dans une des
nombreuses crèches de la ville. La créche était une tradition
très ancienne dans Lyon. C'était un théâtre où
l'on jouait des drames, des féeries, des pièces historiques
avec des marionnettes à tringle et à fils. Dans cette crèche,
Mourguet y jouera notamment le Père Coquard, personnage issu du petit
peuple dont il s'inspirera pour le costume de Guignol, habit marron à
boutons d'or, tricorne sur la tête et salsifis par l'arrière.
Naissance
de Guignol
Polichinelle lasse. Le succès remporté par Gnafron met Mourguet
sur la voie d'une deuxième création marionnette; il invente
Guignol. Ce nouveau personnage qui remplacera Polichinelle pour donner la
réplique à Gnafron, aura le visage de Mourguet et le costume
du père Coquard.
Durant les premières années de Guignol, Mourguet travailla le
plus souvent seul. Le père Thomas viendra de nouveau de temps à
autres collaboré au spectacles et cessera définitivement vers
1818-1820.
Première
troupe
En 1820, Mourguet embauche son fils Etienne , sa fille Rose Pierrette et un
peu plus tard son Mari Claude Louis François Josserand. Le répertoire
classique va se fixer peu à peu. A ce dernier s'ajoutera les textes
inventés par Mourguet et ses enfants, canevas plus que textes sur lesquels,
principe fondamental, restera toujours une part d'improvisation. De 1920 à
1934, la troupe sera en tournée sur toute la région Rhône.
Premier
Café- théâtre Guignol
En 1839, Mourguet à 70 ans, il créé avec ses enfants
le premier café-théâtre Guignol permanent.
C'est là que le Guignol trouvera sa forme la plus achevée et
atteindra sa notoriété. En parallèle, ils continuent
les tournées et le guignol pour enfants.
Vienne
fin de carrière
La troupe fontionnant très bien, Mourguet décide à 71
ans de s'en retirer et il quitte avec sa femme Lyon pour Vienne dans l'Isère.
Mourguet de nouveau seul renoue avec ses habitudes de jeu d'avant 1820 et
il
continuera à présenté en salle ses spectacles et ce jusqu'au
30 décembre 1844 date de son décès.
Pour en savoir beaucoup plus ...
L'histoire
véritable
de
Guignol
de Paul Fournel
édition Slatkine
Guignol
Les Mourguet
de Paul Fournel
édition Seuil